Je suis allongé, dos sur le sable.
Là-haut, un acier supersonique se déplace du nord vers le sud, j’admire le panache du kérosène peindre le bleu du ciel.
La géométrie du tracé me fascine, c’est un segment aux limites inconnues.
A cette hauteur, la peuplade passagère n’est pas d’ici, sa nation est l’avion qui achève d’apposer sa marque qui bientôt s’évaporera, furtive autant que l’est ma vie, ligne pâle sur l’azur.
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