
Deauville, festival du film américain indépendant et… quelques autres. J’ai assisté à quelques projections. Je partage mon sentiment avec vous.
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THE SWEET EAST
de Sean Price Williams, Etats-Unis 2023, 1H44 (en compétition)
La fugue d’une lycéenne prend des allures de road-movie, surlignant les fractures de la société américaine.
Mon avis : ****/***** Le cinéaste a été directeur de la photographie sur plusieurs films indépendants américains. Ce premier film qu’il signe, brille de références cinématographiques ; il dégage pleinement les contours de son art, remarquable dans cette vision décalée d’une société aux prises avec le chaos.
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BLOOD FOR DUST
de Rod Blackhurst, Etats-Unis 2023, 1H44 (en compétition)
Un représentant de commerce galère, criblé de dettes. En croisant une ancienne connaissance, il fait le choix du danger.
Mon avis : ***/***** Le sujet n’est pas nouveau : sortir de galère en se mouillant d’illégalités. Le traitement, proche de celui des frères Cohen, nous donne presque un contrôle sur la narration. Massacre et hémoglobine au menu du jour.
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LES DERNIERS HOMMES
de David Oelhoffen, France et Belgique 2023, 2H03 (avant-première)
En mars 1945, les Japonais avancent rapidement en Indochine. Tentant de sauver leurs vies, dix-neuf légionnaires tentent, par la jungle, de se mettre en sécurité en rejoignant un secteur encore épargné par le défunt Mikado.
Mon avis : ***/***** Pour les amateurs de récits historiques de guerre. On pense tout de suite à Pierre Schoendoerffer et sa 317ème section. En plus cruel et réaliste, pour le moins. Le tournage sous la pluie tropicale glace les sangs. Une grande réussite de mise en scène.
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A suivre…
JPT
Illustrations empruntées à la toile
