Cette demoiselle est là comme il se doit.
Un destin parmi les autres
Vous la montra du doigt.
Vous fîtes le beau pour la séduire
Pour la faire danser
Pour la faire reluire.
Vous prîtes la tangente de votre dame,
La grande par l’âge,
Régulière entre vos femmes,
A qui vous donnâtes l’adieu
Par quelques prières
Sans Dieu.
Ainsi fût-il pour vous,
Si futile,
Qui courûtes avec les loups
Quêtant l’ensoleillement rêvé,
Pareil à celui des mâtines
Par l’horizon soulevé,
Pour qu’en vous il brûla
Et donna de sa morsure.
Le voici donc, le voilà
Par elle et le feu de son regard,
Pour qu’en trique on vous désigne,
A vous rendre hagard.
Ah, vous la voulûtes la mort petite,
Sans parole ni effet, juste
Par le corps voluptueux de la petite !
Votre chair, de là sans air et sans fête,
Resplendit des couleurs déployées
De l’emplumé à faible tête.
Mais gageons que bientôt
Vous serez quitte d’elle
Quand reviendra le temps du râteau,
Quand celle dont les feulements
Sous les draps tièdes d’autres que vous,
Vous mettra au tapis sans ménagements.
Gageons qu’au bout de votre laisse
De chien au plus mal et vautré,
Elle ne vous délaisse.
Mais pour l’heure, réjouissances
Carpe Diem et jouissances,
Car l’ordre règne !
Noël ! Noël ! Ville prise !
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