
Cette époque est bénie
Elle indique les tourments
De l’âme et des chairs
Elle anticipe ce que demain sera
Elle donne une dimension
Aux segments de nos vies
Elle nous bouscule
Sous l’orage des réalités
Ne doit subsister de nous
Que ce que nous sommes
Au dedans
Plus rien ne sert de courir
Ni de gesticuler
Le chemin est devant
Tracé mais inachevé
Le retour est interdit
Pas de mélancolie
Juste ce qu’il faut de nostalgie
Pareils à ceux
Qui montrèrent la piste
Comme leurs ancêtres avant eux
Il faut sans plus attendre
Entrer dans notre destinée
Le temps est avare de lui-même
Une vie n’est rien
Les jours effacent les jours
Et compilent les instants perdus
A s’éreinter au paradoxe du présent
Qui n’est ni le passé, ni le futur
Mais qui est le passé et le futur
L’heure est venue
De rassembler ce qui nous reste de force
Pour joindre cette intuition
Qui nous force à rompre l’isolement des idées transmises
Regardez, c’est évident
Marcher d’un dogme est incohérent
Le devoir de tolérance
D’assistance
De partage
Voilà l’urgence
Regardez, écoutez, palpez
Derrière les vitres, les terres sont emplies de nous
Assez de bravoure guerrière
Assez de crimes
Assez de trahison
Assez de bruit
Assez de médiocrité
Assez de grossièreté
Assez
Nous sommes vivants
Pour un temps seulement
Un temps qui compte pour nous
Et qui compte sur nous
Suivons ce sentiment qui nous épargne
Le mauvais endroit
Il faut plonger profond
Vers d’autres aventures humaines
Elles attendent
Elles sont impatientes
Osons être libres
Osons toucher de la main, des yeux et du cœur
Osons nous toucher
Comme tous ceux qui
Une nuit, un jour, un temps
Ont essayé
Cette époque est bénie
Car rien ici
N’est plus profitable
Que d’aimer et d’être aimé
*

Très beau texte cher Jean-Pierre! Je te reconnais tout entier dans ces mots si vibrants de sagesse et de sensibilité ! Merci à toi pour ce partage! Amitié. Bernadette
J’aimeAimé par 1 personne
Merci à toi Bernadette pour l’intérêt que tu portes à ces modestes pensées. Amitié sans faille. JP
J’aimeJ’aime
Quel philosophe notre ami jean pierre!
Tes pensées m’ apaise !
J’aimeJ’aime
Philosophe ? Je préfèrerai être devin. Au moins ce serait utile avec ce qui nous tombe dessus. En tous cas merci Présidente, je t’appelle…
J’aimeJ’aime