
On a tous des manières différentes de réagir au deuil, à la douleur, au manque.
Certains parlent, argumentent, échafaudent des théories, longuement, comme pour combler le vide…
D’autres, au contraire, se taisent avec l’application de l’enfant concentré sur un problème mathématique.
Pour ma part, les peines intenses m’anesthésient.
Que je parle ou que je garde le silence, je suis alors vide.
Le subit anéantissement de mes émotions semble mon système personnel de protection.
Je suis alors capable de continuer. Une part de moi s’occupe des autres, des relations sociales, de l’intendance, en somme…
… Tandis que l’autre habite mon lopin d’enfer soigneusement privé, à l’abri des regards.
© Manu Larcenet
« Le combat ordinaire »
Tome 2 : Les quantités négligeables
Planche 18
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Bon jour,
De perdre les miens au fur et à mesure du temps … impression d’être laminé …
Max-Louis
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Bonjour Max-Louis, merci pour ces mots choisis qui me rappellent que nul n’est isolé dans la douleur pour peu qu’on ait l’impertinence de la partager.
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Un anéantissement. La fin d’un monde tel qu’on l’a connu. L’amour amputé d’une part. Autant il est possible de l’agrandir cet amour, autant il est inconcevable d’en retrancher qui que ce soit. Pensées.
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