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« Nous sommes libres.
L’estime est un peu forte et la prétention exagérée. Notre liberté est encadrée par les exigences et les règles les plus strictes. Nous ne sommes pas libres de refuser d’être nés, d’échapper à la mort, d’être un autre que nous-même, de revenir en arrière, de l’emporter sur le temps, de sortir de l’histoire.
Mais nous sommes libres d’agir ou de ne rien faire, de choisir la droite ou la gauche, de dire oui ou non, d’accepter ou de refuser, de donner un sens nouveau au passé, d’infléchir l’image que nous faisons de nous-même et que nous offrons aux autres, de prévoir dans une certaine mesure et de préparer l’avenir et de forger notre destin. Nous sommes libres en un mot d’être des hommes et des femmes libres.
Dans ce monde condamné et dans ce temps implacable, notre liberté consiste à choisir à chaque instant entre le bien et le mal. Ou entre le pire et le moins mauvais – qui peut parfois être délicieux. »
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Jean d’Ormesson (Le guide des égarés – Gallimard 2016)
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A recevoir, un jour suivant l’autre, en plein cœur le chaos du monde – qui déjà a forcé nos portes – je m’interroge de savoir où se terre notre liberté. Dans nos pensées peut-être, bien que nombre d’entre nous n’aient même pas, ou plus, ce privilège. JPT.
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Illustration empruntée à la toile :
« Le triomphe de la liberté » Colinard (1790)

Bonjour Jean-Pierre, il me semble que, comme dans la chanson, on ne peut pas m’enlever ma liberté de penser, alors le reste n’a pas trop d’importance, quand cela ne va pas où je le clame haut et fort et cela ne change rien sauf à faire monter ma tension, ou je me recroqueville dans un coin e la maison et j’attends que les heures passent… Bon après-midi Amicalement MTH
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Merci Marie pour votre commentaire. La liberté n’est sans doute qu’un fantasme de l’homme créée pour se sentir vivre mieux. Mais organisation de société est absence de liberté, efforçons-nous déjà peut-être ,d’être libre en soi. 🙂
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La liberté n’est pas chose aisée, parce que chaque liberté implique le devoir d’accorder la même liberté aux autres, parce qu’elle engage et donc astreint aux dangers de cet engagement, ainsi certains donnent leur vie ou leur liberté en son nom
Le jour où nous aurons perdu cette liberté, cette indignation face à l’injustice et le mal fait aux autres, ce jour-là nous ne serons plus des hommes
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Je vous suis totalement dans votre raisonnement. Et je crains que l’acte d’indignation soit déjà bien mal engagé. Merci pour votre commentaire et votre présence ici. 🙂
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