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Il est temps pour les images d’automne.
Il est tard pour rentrer chez moi.
En flânant sur les feuilles mortes, sous le ciel qui s’affaisse de mon pas, je rencontre un arbre marin aux racines ensablées.
Dans son parfum de brume il m’invite sous sa robe de feuilles oxydées.
Je m’allonge sur la dune.
Je regarde et je vois la gestation de douces lumières printanières qui chasseront la force des brutes, épargneront la mère et l’enfant dans une harmonie de couleurs légères.
Et je rêve, le rêve est le sceau des faibles, des impuissants.
Les paupières levées sous la robe de velours et d’ocre-jaune, baigné que je suis par le chant des marins qui servent la mer, je rêve d’un goéland qui se pose me conter les hauteurs où l’air est généreux, où tout semble à l’échelle, la folie et la haine.
Voilà que surgit la nuit, que les contours s’effacent, que la pluie s’affaisse et me caresse de mille doigts joyeux.
Alors un bonheur m’envahit, celui de vivre ici, aux confins des embruns ; un sentiment me porte, celui d’aimer l’automne et ses pluies de rouille colorées, car dans ce monde d’eau, je vois des lumières qui me parlent à voix basse pour me dire Jonas, à ton réveil demain nous serons encore là.

Bonjour Jean-Pierre quel beau texte, comme vous j’aime l’Automne et ses couleurs, sa brume du matin, et sa pluie légère qui fait du bien à la terre et à mon teint. Bon après-midi Amicalement MTH
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Les « saisons intermédiaires » ont aussi leurs charmes. Merci Marie.
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Superbe…
Merci Jean-Pierre
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Merci Francine. 😎
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🧡🧡🧡
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🙏🙏🙏😎
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