Il y a des îles, il y a des terres plus fragiles que le verre, plus fragiles que nos mères.
Il y a des îles, il y a des terres que vos vents, vos pluies, vos mers mettent à l’envers.
Il y a des îles, il y a des terres au devenir austère sous vos fouets amers.
Il y a des îles, il y a des terres que même les innocentes, même les sincères vous punissez de vos fers.
Il y a des îles, il y a des terres que vous réduisez en misère tant notre temps vous rend vénères.
Ouragans, tempêtes et typhons, vous êtes le bras armé qui rendra à cette Nature – qui n’est pas la nôtre – son essence première, qui la libérera de nous, de nos dérives, de nos vanités, de nos férocités sans égales, de nous, Humains de passage.
Ouragans, tempêtes et typhons, vous êtes cet œil immense, celui-là même qui dans la tombe regardait Caen.
Ouragans, tempêtes et typhons, le philosophe a sans doute raison ; si cette terre qui nous tolère est souvent hostile envers nous, c’est qu’elle n’est peut-être pas faite pour nous.
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Aux sinistré(e)s de toute nation, de toute culture, de tout continent.
© JPT

C’est très beau mais un peu désespéré… gardons l’espoir que l’homme devienne plus sage et que la fureur des dieux se calme !
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Il n’y a peut-être pas de désespoir dans ce qui est éphémère. J’ai été touché par les évènements birmans. Si les dieux sont en boule, ils feraient bien de se détendre autour d’un vieux malt. 🙂 Merci Laurence, toujours un plaisir de te lire ici.
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