En ce temps-la
Aux écuries de Troyes
Vivait un cheval
A la crinière dorée
En m’approchant de lui
J’avais remarqué
La patte prisonnière
Du bracelet de fer
Je m’étais avancé
J’avais senti dans son souffle
Les foins de l’hiver
J’avais tendu le bras
Ma main avait touché
Le plat de son front
Quand son œil de côté
M’avait regardé
Il m’avait semblé
Entendre
Le cheval murmurer
Avec précaution
J’avais enlevé le fer de son pied
Et sur son dos de destrier
Je m’étais hissé
Un rêve pour moi
Jamais je n’avais monté
Son cuir était rude
Sa chaleur était douce
Mes pieds avaient flatté
Les flancs de l’étalon
Il avait remué
Et s’en était allé
Avec moi pour bagage
Aujourd’hui encore
Copiant le centaure
Nous parcourons ce monde
D’hommes et de bêtes
*

Intrépide chevalier, toujours à pourfendre les dragons et à sauver les belles, continue fièrement mon ami à nous faire profiter de tes rêves. Amitiés Dan
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Merci Dan. Mais le chevalier n’est plus si vaillant et les belles à sauver ne sont plus légion depuis qu’elles ont été sacrées chevalier (chevalière ? Oups…) à leur tour. Alors les glaives restent dans leur fourreau. Amitiés de la vie rêvée.
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Un fidèle destrier qui ne valait pas que par son cavalier, mais à eux deux, le monde parcouraient, fiers, arnachés de paix, pour que tous les hommes de bonne volonté, ainsi ralliés, soient en fraternité.
Longue route à vous deux, rêveurs émérites, intrépides chevaucheurs de beaux mots, quêteurs sans fin. Que le monde vous soit connu.
Révérence Jean-Pierre.
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Courir le monde à deux nous fait oublier de le courir à plusieurs. Voilà ce qui nous ronge, cette soif d’exclusivité vers un amour dédié. Pauvres de nous au regard trop droit, aux gestes trop doux et trop définitifs. Mais comme dit mon père : « on en meurt ou on en reste fou ». Donc tout va bien. Révérence pareille, chevalier aux armoiries d’un bleu profond
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